"Nous parlons français à nos enfants, pas alsacien. Nous voulons qu'ils soient bons à l'école"

Et qui vous dit qu'ils seront meilleurs à l'école s'ils ne savent pas l'alsacien ? Des études convergentes montrent au contraire que les enfants qui ont très tôt appris et pratiqué deux langues développent mieux leurs aptitudes que ceux qui restent confinés à une seule. Le dialecte a de ce point de vue la même valeur que n'importe quelle autre langue.

Le bénéfice apporté par ce bilinguisme précoce ne se limite pas à la pratique des langues, mais ceux qui en savent deux très tôt ont d'autant plus de facilité à en apprendre ensuite une troisième et une quatrième. Ne craignez donc pas que la connaissance du dialecte les empêche d'apprendre l'anglais, ou le russe, ou ce que vous voudrez. Au contraire, cet apprentissage n'en sera que plus facile pour eux. Bien sûr, il serait illogique de ne pas leur faire apprendre d'abord l'allemand, qui doit tout naturellement compléter le dialecte.

Un philologue (très doué) a dit un jour : Les langues, c'est facile ; il n'y a que les dix premières qui coutent...