C'est notre Président de la République qui l'a dit : la France est très attachée à la diversité culturelle européenne et au respect du principe de subsidiarité.
La diversité culturelle, c'est, entre autres, la diversité linguistique - dans l'esprit même du Président - car il ne faut pas que l'anglais devienne subrepticement la seule langue "de travail" dans toute l'Union européenne. Bravo, tout à fait d'accord.
Mais que devient la diversité culturelle à l'intérieur de la France, la diversité linguistique en premier lieu ? La France va-t-elle cesser de tout faire pour faire mourir les langues dites "régionales" qui se parlent sur son sol ? Va-t-elle leur donner les moyens de s'épanouir ? Va-t-elle se donner les moyens constitutionnels de permettre leur épanouissement ?
Le principe de subsidiarité consiste, vous le savez, à ne confier à l'Union européenne que les compétences qu'elle est plus à même d'exercer que ne le seraient les états membres.
Mais ce prinipe pourrait avantageusement être appliqué à l'intérieur même de la France : les Régions pourraient, en particulier, se charger de tout ce qui concerne l'enseignement (comme c'est le cas dans des pays voisins, comme l'Allemagne, la Suisse, la Belgique...).
La France va-t-elle appliquer au dedans les principes auxquels elle tient tant à l'extérieur ?